CE JOUR LA – Dimanche 03 décembre 1995 – Crash B737-200 (Cameroon Airlines) – Cameroun- 71 morts

Il y’a 22 ans jour pour jour, le Cameroun vécut un dimanche noir. Le 03 Décembre 1995, le vol UY3701 de la compagnie nationale CAMAIR, piloté par le commandant YOUNOUSSA AMAN SALI (45 ans) et le copilote LOMBO Claude Emile (44 ans) s’écrasait dans la mangrove de Youpwe pendant la phase d’approche à l’aéroport international de Douala (capitale économique). L’avion, en provenance de Cotonou au Bénin emporta avec lui 71 vies humaines.

Voici les faits

Plutôt dans l’après-midi du dimanche 02 décembre, le Boeing 737-200 immatriculé TJ-CBE baptisé le « NYONG » avait effectué le trajet Douala-Cotonou. Le vol UY 3700 arriva à Cotonou à 19h50 UTC.

« Une visite transit fut effectuée à l'escale sans qu'aucune anomalie particulière ne fut signalée. Aucun complément en comburant (carburant., huile, hydraulique) ne fut effectué » peut-on lire dans le rapport final confidentiel de février 1996.

L’avion va quitter l’aéroport de Cotonou à 20h22min GMT. A bord se trouvaient à 71 passagers (camerounais, béninois, maliens, nigérians, sénégalais et européens) et 05 membres d’équipage.

Rien ne prédisait que l’avion âgé de 10 ans et en service dans la flotte CAMAIR depuis 1985  vivait ses derniers moments.

Après une heure de vol, l’équipage débuta sa descente sur l’aéroport international de Douala. D’abord en contact avec les contrôleurs aériens du Centre Régional de Douala, l’avion sera transféré par la suite à la tour de contrôle de Douala.

A 21h32min UTC, alors que l’avion était en configuration atterrissage à 3.5 NM à une altitude de 1600 ft, le pilote LOMBO signala à la tour de contrôle un problème « Nous avons des problèmes, on vous rappelle ». L’équipage sera contraint de faire une remise de Gaz.Celle-ci sera malheureusement  fatale.

L’avion avec le moteur No1 en puissance minimale va perdre de l’altitude pour tragiquement s’écraser à 21h44 min dans mangrove marécageuse de YOUPWE à moins de 6 km de la piste 30. Au contact du sol, l’avion va se disloquer en 03 parties.

A l’époque où ISSA TCHIROMA BAKARY (Ministre actuel de la communication) était ministre des transports, un doigt accusateur était jeté sur South African Airways pour négligence dans la maintenance de l’avion et non-respect des clauses telles que stipulées dans le contrat qui la liait à la CAMAIR.

A la suite des conclusions de la Commission d’Enquête (mise sur pied par décret nº95/667IPM du 7 Décembre 1995), on peut lire que :

La cause probable de l’accident est une perte de contrôle de l'avion au cours d'une tentative de remise de gaz effectuée pendant la manœuvre de toucher à l'atterrissage, avec des performances dégradées

Ont gravement contribué à cette situation :

1-      Le détachement par fatigue structurale d'une ailette du premier étage du compresseur du moteur No 1 qui a entraîné une perte de puissance et une déstabilisation de la trajectoire lors de l'atterrissage

2-     L'exécution tardive ou lente de la procédure de remise de gaz en configuration monomoteur non identifiée qui a entrainé une perte de vitesse irréversible.

Des 76 personnes à bord, 05 personnes survécurent dont l’hôtesse de l’air, Marguerite Wellisanè Ebossè et un bébé. Extrait vivant des décombres, le pilote LOMBO Claude Emile rendra malheureusement l’âme dès son admission à la polyclinique de BONANDJO à Douala.

C’est le troisième accident d’avion le plus mortel au Cameroun depuis 1960.

RAPPORT FINAL COMMISION D’ENQUETE CRASH B737-200 (CAMEROON AIRLINES) 03 DEC 1995 

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