La Somalie immatricule de nouveau les aéronefs après 30 ans

La Somalie est désormais apte à délivrer les licences d’exploitation et les certificats de transporteurs aériens. Des services que le pays de la Corne l’Afrique ne faisait plus depuis 1990 à la suite de la guerre fratricide qui a désorganisé l’Etat et son système d’aviation civile.

C’est pour marquer cette avancée majeure, que l’Autorité de l'aviation civile somalienne (SCAMA) basée à l'aéroport international de Mogadiscio a organisé, vendredi 12 février 2021, la cérémonie officielle de délivrance de la première licence d’exploitation. Les transporteurs locaux Hala et Freedom ont été les premiers bénéficiaires de ce précieux sésame.

Conséquence immédiate : les aéronefs basés en Somalie pourront désormais être immatriculés dans le registre de la SCAA sous le préfixe OACI, 6O-.   Le plus récent appareil immatriculé en Somalie date de décembre 1990, un Boeing 737-200 (6O-SCG) d’antan exploité par la défunte Somali Airlines. Entre temps, les transporteurs opérant dans le pays exploitent des avions immatriculés pour la plupart au Kenya (5Y-).

Notons que l’aviation civile somalienne a enregistré d’énormes avancées au cours de ces 5 dernières années. Depuis juillet 2017, l’aéroport international Aden Abdulle de Mogadiscio a repris avec les vols de nuit, suspendus il y a 26 ans.En juin 2018, la SCAA a officiellement déporté la fourniture de ses services aériens à Mogadiscio, la capitale. Rassurée, Ethiopian Airlines a fait son retour dans le pays, la même année, après 41 ans d’absence. En effet, depuis 1993, l’espace aérien  somalien avait été mis sous mandat des nations unies et géré depuis le centre de contrôle régional de Nairobi au Kenya.

En 2019, le pays a durci sa régulation à l’égard des vieux avions. Ainsi depuis 3 ans, la nation est-africaine a interdit, dans son espace aérien, l’exploitation des modèles Antonov AN-24, AN-26, AN-32 et AN-12 « impliqués dans plusieurs cas de quasi-collisions (Airprox) ». Quelques-uns y opèrent toujours malgré la mesure.

Le Prince Fogue

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