Perspectives- Angola : 6,7% de croissance annuelle, 7.1 millions de passagers par an d’ici 2036 selon l’IATA

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Perspectives- Angola : 6,7% de croissance annuelle, 7.1 millions de passagers par an d’ici 2036 selon l’IATA

(Luanda , 22/01/2018 , NewsAero)- L’Association du transport aérien international (IATA) prévoit un triplement de la taille du marché du transport aérien en Angola au cours des vingt prochaines années. Celui-ci attendra  7,1 millions de passagers par an  d’ici 2036 avec  taux de croissance annuel prévu de 6,7%.

Cette croissance pourrait encore être  plus rapide si l’Angola  pays ouvrait progressivement son marché , dégelait   les  fonds bloqués, renforçait ses  infrastructures aéroportuaires et  maintenait  des  normes de sécurité plus strictes , explique l’IATA. .

« L’aviation est d’une importance vitale pour l’Afrique. L’industrie soutient actuellement 6,8 millions d’emplois et contribue pour 73 milliards de dollars au PIB du continent. L’Angola doit travailler avec l’industrie de l’aviation pour s’assurer qu’elle est prête à récolter les bénéfices futurs d’une connectivité aérienne accrue  », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA lors de la Journée de l’aviation de l’IATA à Luanda.

D’après une étude récente de l’IATA, si 12 marchés africains clés dont l’Angola, ouvraient leur ciel, 155 000 emplois supplémentaires et un PIB annuel de 1,3 milliard de dollars seraient créés dans ces pays. En Angola, l’impact serait de 531 000 passagers supplémentaires, la création de 15 300 nouveaux emplois et la création d’un PIB supplémentaire de 137 millions de dollars.

L’IATA souligne cependant que   le dégel des fonds bloqués, la libéralisation du ciel africain, la modernisation des infrastructures aéroportuaires et la sécurité, restent des challenges qui doivent d’être discutés dans une approche collaborative entre les gouvernements et les acteurs de l’industrie en Afrique.

Alexandre de Juniac a salué à cet effet « l’engagement pris par la Banque centrale angolaise de travailler avec l’IATA pour trouver une solution pratique pour la mise à disponibilité des fonds bloqués » car précise-t-il, en dépit des difficultés économiques que traversent certains pays « le blocage des fonds des compagnies aériennes n’est pas la solution : il est dans l’intérêt de tous que les compagnies aériennes soient payées à temps, à des taux de change équitables ».

En effet, près de $500 millions générés par les compagnies aériennes qui desservent l’Angola ont été gelés depuis la crise pétrolière qui a frappé le pays de plein fouet l’économie du pays en 2014.

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