La Gambie introduit une taxe aéroportuaire de 40$

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La Gambie introduit une taxe aéroportuaire de 40$

(Banjul, 16/10/2018,NewsAero)– La Gambie a annoncé son intention d’imposer une taxe contreversée de 40 dollars américains à tous les passagers en provenance et à destination de l’aéroport de Banjul, l’unique aéroport international du pays.

La taxe qui entrera en vigueur le 15 janvier 2019 fait partie des mesures introduites par le gouvernement du président Adama Barrow pour financer le contrat de fourniture des services de sécurité et d’’immigration ainsi que de la gestion des visas électroniques.Les frais couvriront également la formation des responsables de la sécurité des aéroports et la maintenance du système.

À en croire les autorités, cette mesure va permettre de moderniser très rapidement le système de filtrage des voyageurs entrant et sortant de la Gambie via son aéroport international afin de garantir la sécurité du secteur du transport aérien.

De façon pratique, les redevances seront collectées directement par toutes les compagnies aériennes opérant en Gambie, auprès de leurs passagers internationaux, au départ et à l’arrivée, au moment de la vente du billet ou lors de la délivrance de la carte d’embarquement. Ces compagnies seront entièrement responsables du paiement des redevances à l’autorité de l’aviation civile de la Gambie.

Sont exonérés de cette redevance, les équipages des vols commerciaux internationaux, le personnel des compagnies aériennes, les enfants âgés de moins de 2 ans, les passagers dont le temps de transit n’excède pas 24 heures et les passagers dont les vols sont en déroutement vers la Gambie.

Pénalités

Les compagnies aériennes qui ne parviennent pas à effectuer l’intégralité du paiement à temps se verront infliger de lourdes pénalités, notamment  des charges additionnelles de 5%, l’immobilisation de l’aéronef ou l’annulation de leurs droits d’atterrissage à Banjul.

Des incompréhensions

« -Cette mesure- pourrait tuer tout ce qui reste d’une industrie confrontée à de nombreux défis, notamment la détérioration des produits, la concurrence régionale et internationale de destinations offrant aux touristes plus de choix » a déploré M. sanneh, un ancien ministre gambien du commerce et des affaires étrangères qui estime que ces frais auraient un impact dévastateur sur l’industrie du tourisme du pays. « Le secteur du tourisme a du mal à retrouver sa vigueur d’avant Ebola (2014-2015) et ajouter 40 dollars au prix d’un billet aller-retour, ne ferait que tuer l’industrie. Les opérateurs sont inquiets et probablement aussi les compagnies aériennes. – cette disposition- a peu de sens économique sur le plan financier ».

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