L'IATA appelle les gouvernements à adopter un objectif ambitieux à long terme pour décarboniser l’aviation

La décarbonisation de l'aviation est désormais au centre de tous les enjeux. Le sujet est encore à l'ordre du jour de la 78e Assemblée générale annuelle (AGA) de l'Association du transport aérien international (IATA) qui se tient actuellement à Doha au Qatar.

Au cours de ce rendez-vous annuel des compagnies aériennes, l'IATA a appelé les gouvernements à adopter un objectif ambitieux à long terme pour décarboniser l'aviation. L'instance, qui groupe plus de 290 transporteurs, préconise qu'un engagement fort soit acté par les pays lors de la 41e Assemblée de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) qui se tiendra plus tard cette année.

«La décarbonisation de l'économie mondiale nécessitera des investissements dans tous les pays et sur plusieurs décennies, en particulier dans la transition vers l'abandon des combustibles fossiles. La stabilité des politiques est importante [...] Alors que nous passons de l'engagement à l'action, il est essentiel que l'industrie soit soutenue par les gouvernements avec des politiques axées sur le même objectif de décarbonisation», a déclaré Willie Walsh, directeur général de l'IATA. 

Lors de la précédente AGA d'octobre 2021, les compagnies aériennes membres de l'IATA ont pris la décision historique de s'engager à atteindre zéro émission nette d'ici 2050.Cet engagement s’aligne sur l’objectif de 1,5 °C de l’Accord de Paris.

Atteindre zéro émission nette sera un énorme défi, reconnaît le patron de l'IATA.« Pour y parvenir, il faudra investir dans la chaîne de valeur des milliers de milliards de dollars. Un investissement de cette ampleur doit être soutenu par des politiques gouvernementales cohérentes », explique-t-il. 

Pour pouvoir répondre aux besoins des dix milliards de personnes qui devraient prendre l’avion en 2050, au moins 1,8 gigatonne de carbone doit être réduites sur les émissions de 21,2 gigatonnes de CO2 attendues sur la période, indique l'IATA. Mais elle voit d'un mauvais oeil la tendance actuelle des gouvernements à taxer davantage l'industrie pour y prélever des ressources nécessaires aux projets de décarbonisation.

Biféi Alfred KOMBATE

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