L’Angola met en place son Autorité nationale de l’aviation civile (ANAC)

L’OACI préconise la création d’un organisme autonome et indépendant pour la régulation de l’aviation civile dans les pays. C’est à cette recommandation que l’Angola veut se soumettre afin d'éviter désormais toute interférence des tierces parties dans la réglementation de son secteur des transports aériens.


En Angola, l’Institut national de l'aviation civile ( INAVIC) cèdera bientôt sa place à l'Autorité nationale de l'aviation civile (ANAC) Le projet de loi  portant organisation de la nouvelle structure est actuellement en dernière lecture au parlement.

Autonome et indépendante, l’ANAC sera chargée d’assurer pour le compte de l’Etat angolais, les missions de réglementation et de contrôle dans les domaines de la sécurité aérienne, de la sûreté et de l’environnement et ce, conformément aux normes et pratiques recommandées de  l’Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI). 

Selon le ministre des Transports, Ricardo de Abreu ( photo) , la nature juridique de l'ANAC, en tant qu'entité administrative indépendante, confère à cet organe un statut qui embrasse formellement les attributions qui étaient matériellement déjà attribuées à l'Institut national de l'aviation civile (INAVIC). Ainsi elle « recevra  tous ses actifs documentaires et techniques, obligations légales ou contractuelles et les droits correspondants aux activités qui lui sont attribuées par la loi et la législation complémentaire », a-t-il affirmé précisant qu’elle agira en toute  « neutralité et l'impartialité [...] sans l'influence de facteurs externes, quelle qu'en soit la nature».

Dans l’organisation de la nouvelle structure à caractère administratif et technique, le président et les membres du conseil d'administration seront nommés pour un mandat unique de sept ans «  pouvant être révoqués pour des raisons juridiques, absence de tutelle et de surveillance  ».

Une fois opérationnelle, l’Angola espère améliorer ses résultats en matière d’aviation civile. Le pays affiche actuellement une note de 56 % de taux de conformité à l’issue du dernier  audit de l’OACI.

Maissa Fall

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