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samedi 28 novembre 2020

Tunisie : Les défis qui attendent Anouar Maârouf, nouveau ministre du Transport

Anouar Maârouf n’aura pas le temps de savourer sa nomination de ministre d’état chargé du Transport et de la Logistique dans le gouvernement du premier ministre,Elyes Fakhfakh.

Confirmé à son poste dans la nuit de mercredi 26 à jeudi 27 février 2020, avec l’approbation par le Parlement tunisien, celui qui était jusque-là ministre des Technologies de l’Information et de l’Economie numérique (dans le gouvernement de Youssef Chahed), retrouve plusieurs dossiers chauds sur son bureau, notamment dans le secteur des transports aériens.

Il s’agit d’abord de la restructuration de Tunisair. En effet, la compagnie nationale tunisienne a une masse salarial pléthorique et budgétivore. Selon Elyes Mnakbi, son président-directeur général, le groupe devrait supprimer 61% de son personnel, pour rétablir son équilibre financier. Une opération délicate tant les syndicats des travailleurs s’y opposent fermement.

Le second dossier sur la table d’Anouar Maârouf est la signature de l’accord open sky entre la Tunisie et l’Union européenne (UE). Initialement prévu en février, celui-ci devrait être signé au cours de ce mois de mars 2020. Il mettra fin aux différents accords bilatéraux qui limitent l’accès de plusieurs compagnies européennes au ciel tunisien. Il prévoit également l’élimination des limitations de capacités et du nombre de vols pour certains transporteurs. Il fait enfin place à la libre concurrence, et exclut toute dérèglementation tarifaire.

Le nouveau ministre des Transports doit également gérer les problèmes liés à l’épidémie de Coronavirus (Covid-19). Deux jours avant sa confirmation, son prédécesseur, René Trabelsi, affirmait qu’« Il est possible de suspendre les vols de Tunisair vers Milan, pour parer à tout risque pour la Tunisie ». Pays européen le plus touché par le Covid-19, l’Italie est le deuxième épicentre mondial de l’épidémie, avec 1 694 cas (en comptant les personnes guéries ou décédées) et 34 décès.

Agé de 51 ans, le natif de Monastir semble tout de même avoir le profil de la mission.  Ce fin connaisseur des rouages de la haute administration est titulaire d’un doctorat en mathématiques, d’un master en télécommunications et d’un master professionnel spécialisé dans le changement des organisations. Technocrate éprouvé, Il a été, entre autres, président du Conseil d’administration de Dar Assabah et directeur du pôle télécoms et medias d’Al Karama Holding.

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