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lundi 17 juin 2019

Angola : Le président de la République suspend le plan de restructuration de TAAG

Le président de la République d'Angola, João Lourenço, a annulé le décret d’application du   14 janvier 2019 qui autorisait le ministre des Transports à  “ déclencher les instruments permettant de structurer et de mettre en place les opérations de financement pour l’acquisition de nouveaux avions” auprès de Boeing et Bombardier. Mais également de “ négocier le refinancement de deux Boeing 777-300 ER”, acquis par TAAG ces dernières années.

L’annulation du précédent décret découle de la nécessité d'élaborer “ une étude plus approfondie en vue de la mise en œuvre du Plan de restructuration et de modernisation de la flotte de TAAG - Linhas Aéreas de Angola, SA” , explique  João Lourenço, dans le décret présidentiel n ° 52/19 du 9 avril  publié mardi dernier à Luanda, dans 'Diário da República', organe officiel du gouvernement.

Le plan de relance de la compagnie nationale, en difficultés financières,  pourra donc encore attendre. Pourtant, le président avait autorisé les ministres des Finances et des Transports, ainsi que le conseil d’administration de TAAG, “à entamer des négociations avec les différents bailleurs de fonds disponibles”, en vue de l’achat de nouveaux avions , dont le nombre n’avait pas  été précisé, ainsi que de compléter “ les différentes phases du processus de couverture du financement pour la livraison des avions pour les années 2020 et au-delà”.

Il veut désormais que les deux administrateurs travaillent conjointement “pour  surseoir à toutes  les transactions financières et minimiser les dommages financiers” qui pourraient entacher la  réputation de l'État angolais .

TAAG exploite une flotte de treize avions dont cinq Boeing 737-700, cinq B777-300 et  deux 777-200. En septembre 2018, le président de la République avait signé un autre décret qui transformait la personnalité juridique de la compagnie passant d’entreprise publique à  SA, société anonyme. Cette décision ouvre la voie au processus de réduction de l’intervention de l’Etat et l’ouverture du capital aux investisseurs étrangers.

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