Vers la création d’une joint-venture panafricaine entre Kenya Airways et South African Airways

A long terme, Kenya Airways ( KQ)  et  South African Airways ( SAA)  ambitionnent de mettre sur pied une compagnie aérienne commune.C’est l'idée du mémorandum de coopération signé ce mardi 28 septembre à Johannesburg entre Allan Kilavuka, directeur général de Kenya Airways et Thomas Kgokolo, directeur par intérim de SAA.


A ce stade initial,  il ne s'agit pas d'une fusion mais d'un partenariat qui vise à réorganiser les actifs des deux compagnies dans un écosystème qui rendra le secteur de l'aviation sud-africain et kényan plus compétitif, précise le transporteur kényan – membre de l’alliance SkyTeam.

De cette joint-venture, il est attendu un positionnement stratégique des deux compagnies,  dans l'aviation mondiale, une diversification des sources de revenus ainsi qu’un renforcement du  partenariat régional en Afrique par le biais de la diplomatie et du commerce. « Cela entraînera une augmentation du trafic de passagers, des opportunités de fret et du commerce en général en prenant avantage des atouts de l'Afrique du Sud, du Kenya et de l'Afrique».

Cette coopération vise également à répondre à l'importante contraction observée dans l'histoire du transport aérien marché des transports dans le sillage de la pandémie de la Covid-19.« L'avenir de l'aviation et sa subsistance à long terme repose sur la coopération. La collaboration entre KQ et SAA ( membre Star Alliance) améliorera l’offre client en disposant d'un réseau combiné passager et cargo plus large, favorisant l'échange d'expertise, l'innovation, les meilleures pratiques et l'adoption de solutions locales aux aspects techniques et défis opérationnels », a commenté Allan Kilavuka. 

Pour sa part, Thomas Kgokolo estime que « cette coopération [...] contribuera à la relance  des deux transporteurs dans un environnement aérien africain de plus en plus compétitif». ll reste par ailleurs convaincu que cette collaboration participera aussi à booster  « les  circuits touristiques du Kenya et de l'Afrique du Sud, dont les secteurs représentent une part importante de la croissance du PIB de chaque pays ».

Cet accord n’est cependant pas contraignant et n'offre pas une exclusivité qui empêche l'une ou l'autre des compagnies aériennes de poursuivre  sa coopération commerciale avec d'autres transporteurs dans le cadre de la stratégie actuelle du réseau de routes.

Romuald Ngueyap

Autres articles

Back to top button