Sky Mali se pose à Tombouctou, envisage maintenant des avions ATR

En Septembre 2020, Sky Mali, propriété de la holding d'investissements émiratie Al Sayegh Group (ASG), démarrait ses opérations commerciales avec pour ambition de connecter  les 10 régions administratives du Mali. Alors qu'elle dessert maintenant 3 routes domestiques, la compagnie prévoit une révision de sa future flotte.


Sky Mali a lancé  lundi 1er février, sa route Bamako – Tombouctou. La compagnie privée malienne propose dès lors 2 vols hebdomadaires entre la capitale malienne et la ville située au nord du pays (lundi et vendredi). Il s’agit de sa troisième ligne depuis le début de ses opérations commerciales le 29 septembre 2020. Basé à l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako, le transporteur a commencé avec Kayes (5 vols hebdomadaires), et a enchaîné avec Gao (2 vols hebdomadaires depuis le 24 décembre). 

Au delà de l’enjeu économique, l’arrivée de Sky Mali à Tombouctou revêt également un enjeu politique. En effet, le dernier vol à destination de « la perle du désert » remonte à 2012. C’est ce qui justifie la présence à bord du vol inaugural, de la ministre de la Culture, de l'Artisanat et du Tourisme, Kadiatou Konare, et de celui du Transport et des Infrastructures, Makan Fily Dabo. « Cette réalisation est la concrétisation d'un devoir accompli, d'un devoir de solidarité envers la région de Tombouctou. L'ouverture de cette ligne par Sky Mali participe au désenclavement de la ville de Tombouctou et au renforcement du cordon ombilical entre Bamako et le nord du Mali », a déclaré monsieur Dabo, alors qu’il présidait la cérémonie. 
C’est justement afin de soutenir la croissance de son réseau domestique et régional, que Sky Mali a réceptionné le 15 décembre 2020, 1 ERJ-145 de 50 places pris en location. Celui-ci s’ajoute à son Boeing 737-500, une acquisition propre.

Interrogé par Air Actu  lundi 1er février, Tahir Ndiaye, le directeur général de l’entreprise, a révélé que celle-ci envisage d’acquérir des turbopropulseurs. « Nous avons dans un premier temps, opté en leasing pour 2 ERJ 145 qui vont desservir le réseau domestique et le tout proche voisinage. Mais ceci n’est pas une option définitive »,explique l'ancien cadre Sénégalais d'Air Afrique.«Il faut être pragmatique, observer les trends nouveaux résultant de la configuration de l’après COVID, et continuer à ajuster la triptyque Avion-Réseau-Trafic. Nous pensons pour des raisons de performances aux ATR 72 et à d’autres appareils tout neufs», ajoute-t-il.

Pour son déploiement régional et international, Tahir Ndiaye entend opter pour une expansion mesurée en misant sur les marchés où se trouvent une forte diaspora Malienne.« Nous allons nous déployer d’abord en Afrique, après le Moyen Orient, et bien sûr l’Europe, la France notamment et bien évidemment. Bien sûr nous envisageons de nous doter d’appareils plus gros, des Boeing 737-800 et demain des Max ou des Airbus, nous n’excluons rien. Mais toute chose en son temps».

Maissa Fall

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