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mardi 29 septembre 2020

La nationalisation de Kenya Airways : Le parlement reporte encore l’étude du projet de loi

Le processus de nationalisation de Kenya Airways a de nouveau pris du plomb dans l’aile. Le projet soumis à l’appréciation de l’Assemblée nationale la semaine dernière, a été renvoyé par le président de l’instance. L’honorable Justin Muturi a de ce fait donné raison aux députés Tom Kajwang, Aden Duale, Bashir Abdullahi et Kimani Ichung entre autres, qui estiment que le comité des transports en charge du projet, n’a pas suffisamment consulté le grand public, tel que stipulé par la constitution.  

« J'ordonne que le comité consacre trois jours à recueillir les points de vue du public, afin que tout le monde soit satisfait », a intimé le président de la chambre basse.

Enclenché depuis juillet 2019, le processus de nationalisation de la compagnie parapublique a traîné d'au moins deux mois, du fait de la pandémie de Covid-19. Le projet de loi y relatif n’a d’ailleurs été déposé à l’Assemblée nationale que le 26 juin dernier. Prévu pour durer au moins 21 mois, ce processus permettra à l’Etat, actionnaire à 48,9%, de racheter les actions de Kq Lenders Co 2017 Ltd (38,1%), Air France-KLM (7,8%), et celles d'autres actionnaires minoritaires qui  se partagent le reste.

Dans sa nouvelle forme, Kenya Airways deviendra l'une des trois filiales d'une nouvelle société holding appelée Kenya Aviation Corporation ( KAC ). Les deux autres étant la Kenya Airports Authority (KAA) qui s’occupera de la gestion des aéroports et Aviation Investment Corporation (AIC), dont les fonctions seront d'investir dans  des activités directes et auxiliaires  liées au secteur de l'aviation au Kenya.

Kenya Airways  a été confrontée à une période de turbulences qui limite sa capacité à affronter la concurrence internationale. Le transporteur s’achemine vers une huitième année consécutive dans le rouge, avec une perte annuelle projetée de 550 millions de dollars en 2020. La compagnie a déjà perdu 14,4 milliards de shillings ( 133 millions de dollars) au cours du premier semestre 2020, après avoir enregistré  une baisse de  54%  du trafic passager qui s’est établi à 1,1 million de voyageurs de janvier à juin. Son plan de licenciement prévoit le retranchement de 40% de ses 3734  salariés.  

Le Prince Fogue

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