Kenya Airways : l’Etat injecte 91 millions USD pour soutenir la compagnie déficitaire

Financement asphyxiée par la crise sanitaire, Kenya Airways a récemment bénéficié d’un soutien ponctuel du gouvernement. Son plan de sauvetage annoncé l’an dernier reste attendu. La compagnie a besoin d’au moins $500 millions pour se maintenir à flot. 

L’Etat kenyan a octroyé 10 milliards de shillings ($91,4 millions) à Kenya Airways (KQ). Selon Business Daily, c’est ce qui ressort d’un projet de rallongement du budget 2021, déposé au Parlement mardi 9 février. A en croire le quotidien économique kenyan, la compagnie parapublique a reçu 8 milliards de shillings du Trésor, et 2 milliards de shillings du ministère des Transports. Ceci pour atténuer ses difficultés financières dues à la pandémie de Covid-19. 

En mai 2020, le gouvernement a pourtant refusé de renflouer le transporteur déficitaire qui réclamait 7 milliards de shillings ($64 millions) à KQ. A cette époque, le secrétaire du Trésor affirmait que l’entreprise a plutôt besoin d'une solution à long terme. Ukur Yattani Kanacho avait ajouté qu’un plan de restructuration soutenu par son administration et le ministère des Transports était prêt, et devait être dévoilé dans les prochaines semaines. A ce jour, ledit plan n’a toujours pas été publié.  

Côté Kenya Airways, on réclamait cet argent pour payer la maintenance de sa flotte, certains services publics (eau, électricité, etc.) et les salaires du personnel.  Parlant justement des salaires, la société a informé ses employés en janvier dernier, qu’elle envisageait une nouvelle réduction de leurs revenus (de 5 à 30%) pour les travailleurs dont le salaire mensuel dépasse 45 000 shillings ($409). 

A titre de rappel, Kenya Airways, dont le processus de nationalisation piétine, avait déjà réduit les salaires de ses agents en mars 2020, après la suspension temporaire de ses opérations. En septembre 2020, Allan Kilavuka, le président-directeur général de KQ, affirme que sa société a besoin d’au moins $500 millions pour surmonter la crise sanitaire. 

Hakim Saidi

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