Dissolution de l’Association marocaine des pilotes de ligne : l’IFALPA craint pour la sécurité des vols

En août 2020, Royal Air Maroc (RAM) a limogé plus de 140 salariés – dont une soixantaine de pilotes – pour des motifs économiques. Cette décision a créé des fortes tensions entre l’Association marocaine des pilotes de ligne (AMPL), et la direction du transporteur national marocain. Une opposition ouverte qui a abouti plus tard à la dissolution de l’AMPL, association vielle de 50 ans qui regroupe 469 membres.

« Une solide culture de la sécurité repose sur l'expérience et les contributions de toutes les parties prenantes, et supprimer un maillon vital de cette chaîne n'est pas dans le meilleur intérêt de la sécurité des vols. » Voilà la crainte exprimée par la Fédération internationale des associations de pilotes de ligne (IFALPA), jeudi 29 juillet, à propos de la confirmation par la Cour d'appel marocaine, de la dissolution de l'Association marocaine des pilotes de ligne (AMPL).


« La dissolution légale forcée d'une association de pilotes crée un dangereux précédent, et nous craignons que les gouvernements ne soient tentés d'adopter une approche similaire pour exclure les pilotes de la conversation internationale. Nous pensons que cela serait profondément préjudiciable à la sécurité des vols », s’inquiète l’organisme représentant plus de 100 000 pilotes dans près de 100 pays à travers le monde.

A titre de rappel, le Tribunal de première instance de Casablanca a ordonné la dissolution de l’AMPL le 25 novembre 2020, suite à une requête de Royal Air Maroc. La compagnie nationale marocaine avait demandé, le 14 septembre de la même année, la dissolution de l’Association créée en 1971, et la nullité de tous les accords et conventions signés entre les deux parties.

Elle reprochait à l’AMPL d’avoir outrepassé ses prérogatives d’association, en appelant à la grève, et en élaborant un cahier de revendications. Des prérogatives normalement réservées exclusivement aux syndicats. Le verdict rendu par le Tribunal de première instance de Casablanca a été confirmé par la Cour d’appel le 29 juin dernier.  

Autres articles

Back to top button