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jeudi 12 décembre 2019

Certification des aérodromes : L’Afrique est loin du compte

Les gestionnaires d’aéroports membres de l’Union des Gestionnaires des Aéroports de l’Afrique du Centre et de l’Ouest (UGAACO) sont à Dakar pour hâter le pas. C’est autour d’un forum sur la certification des aérodromes organisée par l’UGAACO en partenariat avec l’OACI et les Aéroports du Sénégal (ADS).

Revenant sur l’état des lieux sur le processus de certification des aérodromes, le secrétaire exécutif de l’UGAACO a souligné que « sur les 192 aéroports internationaux répartis dans 54 pays d’Afrique, 54 sont certifiés et 138 non certifiés, avec un taux de réalisation de 28,12%. 26 pays sur 54 ont certifié au moins un de leurs aérodromes internationaux et 28 n’en ont certifié aucun. En somme, 48,15% des pays s’en sortent avec un aéroport certifié, alors que l’enjeu est de certifier aussi bien les aéroports principaux que les autres aéroports du pays ouverts à la circulation aérienne publique (CAP). »

Simon Kaboré dira qu’en termes de planification et de délais, la conférence des ministres en charge de l’Aviation Civile en Afrique réunie à Abuja en 2012  prévoyait la certification d’au moins un aérodrome international dans chaque pays avant fin 2020 et la certification de l’ensemble des aérodromes ouverts à la CAP de chaque pays avant 2022 .  Aujourd’hui, « la situation globale en Afrique reste peu reluisante. Ramenée en Afrique du Centre et de l’Ouest, la situation quoique homogène, pourrait évoluer très rapidement, en ce que de nombreux gestionnaires sont bien engagés dans le processus, avec des objectifs à même de permettre la certification de leurs plateformes principales dans le court terme ».

Dans la même veine, le secrétaire général du ministère du Tourisme et des Transports Aériens du Sénégal soutient que « l’objectif fixé  dans le calendrier de l’Aviation Civile Internationale est loin d’être atteint par les africains. Près de 2/3 des aéroports de nos Etats ne sont pas encore certifiés ». Résultat des courses, « si nous ne garantissons pas la sécurité, les prévisions du trafic passagers, quoique favorables à l’Afrique, pourraient bien être affectées et tous les efforts jusque là consentis pourraient être vains », ajoute Mathiaco Bessane qui a présidé la cérémonie officielle du forum de Dakar.

Les gestionnaires membres de l’UGAACO jouent sur la solidarité pour atteindre l’objectif de certification au plus tard le 31 décembre 2021. Ainsi, le président de l’Union, Ibrahima Traoré de la délégation des activités aéronautiques du  Mali va inviter « les aéroports champions à soutenir les autres aéroports à travers la mise à disposition d’experts afin d’assurer un transfert de compétences pour une meilleure prise en charge des besoins d’exploitation et d’expansion ». Même appel de monsieur Papa Maël Diop, directeur général des Aéroports du Sénégal (ADS), ancien président de l’Union. « Je vous félicite pour les efforts consentis jusqu’ici et vous appelle à poursuivre le combat pour l’unité et la solidarité dans l’objectif commun de développement des activités aéroportuaires de la sous-région en termes de sûreté, de sécurité, de qualité de services et d’environnement », dira t-il.

Ndiaga Diouf, Correspondant particulier

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