Burundi Airlines, la nouvelle compagnie nationale du Burundi, voit officiellement le jour

Le Burundi veut aussi se faire une place dans le ciel africain. Depuis 2017, le pays travaille à la création d’une nouvelle compagnie aérienne, en remplacement d’Air Burundi clouée au sol depuis 12 ans.  C’est chose faite, l’acte constitutif de  Burundi Airlines vient d’être signé. 


Le Burundi a une nouvelle compagnie aérienne nationale. Jeudi 4 février, la ministre du Commerce, du Transport de l'Industrie et du Tourisme, Immaculé Ndabaneze, a présidé l'assemblée générale constitutive de Burundi Airlines. Au cours de celle-ci, les actionnaires ont approuvé entre autres la création de la société, l'adoption de son siège social, et la désignation de l'actionnaire de référence (l’Etat). 

Le nouveau transporteur naît de la fusion entre Air Burundi (l’ancien fleuron national qui a suspendu ses opérations en 2009) et la Société burundaise de gestion aéroportuaire (SOBUGEA). Actionnaire majoritaire de l’entreprise parapublique, l’Etat en possède 92% des parts, répartis entre le ministère des Finances et le ministère du Commerce et du Transport. Les 8% restants se partagent en parts égales entre la Société d’assurances du Burundi (SOCABU) et la Societé anonyme belge d'exploitation de la navigation aérienne (SABENA - en faillite). Son capital est estimé à plus de 15,9 milliards francs burundais ($8,2 millions).

On en sait un peu plus sur les ambitions du transporteur dont le slogan dévoilé, « Flying to bridge Africa with the world » ( « Voler pour faire le pont entre l’Afrique et le monde »), laisse entrevoir un déploiement futur sur les liaisons internationales hors Afrique.

Mais aucune date, pour le moment, n’a été fixée pour le démarrage opérationnel. « On ne peut pas dire que le vol c’est pour la semaine prochaine », a répondu la ministre à la presse locale, après l'assemblée générale. Madame Ndabaneze affirme que le processus d’opérationnalisation va prendre « beaucoup de ressources en temps et en argent ».  Et c’est au cours de celui-ci que le type de flotte et le modèle de financement seront définis.  

« Le personnel de SOBUGEA et d’Air Burundi va rester en place ; mais évidemment, ils vont signer de nouveaux contrats, car c’est une nouvelle société », a promis le membre du gouvernement. 

Pour rappel,  Air Burundi, créée en 1971 et lancée quatre ans plus tard,  a suspendu ses opérations en 2009, en raison de problèmes techniques et financiers. A ce moment, elle ne disposait plus que d'un seul avion, un Beechcraft 1900. L'arrivée d'un avion MA60 de fabrication chinoise en 2013 n'a pas été suffisante pour la relance de ses activités. A son pic, Air Burundi desservait le Rwanda, la Tanzanie et l'Ouganda.

Romuald Ngueyap

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