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mardi 29 septembre 2020

ASKY revient dans les airs sans réduire sa taille


Le 3 août, ASKY a repris ses vols à destination d'une quinzaine de pays africains. Après plus de trois mois d'inactivité en raison de la crise sanitaire mondiale, le transporteur, basé à Lomé au Togo, revient dans les airs avec résilience au milieu de plusieurs incertitudes.


Alors que la réouverture des frontières aériennes est progressivement effective dans plusieurs pays africains, celle-ci arrive avec son lot de restrictions. « Nous évoluons dans moins de marchés que prévu avec des fréquences limitées, cela affecte notre chaine, notre demande et la connectivité », explique Nowel Ngala, le directeur commercial d'ASKY, qui souligne que la compagnie évolue pour l'instant avec un taux de remplissage de moins de 50%.


Dans ce contexte encore restrictif, la facture continue de s'alourdir pour le transporteur. « Durant les trois premiers mois de la crise, l'impact financier était estimé à plus de 12,5 milliards de FCFA. Actuellement nous sommes au quatrième mois et ces chiffres seront revus à la hausse. »


Avec la grande incertitude qui persiste sur la reprise totale des opérations, ASKY se veut prudente sur les projections financières pour le reste de l'année. Mais à l'évidence, le contraste sera énorme par rapport aux performances opérationnelles de l'année dernière. « 2019 a été une bonne année pour la compagnie car elle a fait des profits raisonnables, mais nous considérons 2020 comme l'une des pires années depuis le lancement de nos opérations en 2010. »


A ce jour, ASKY, détenue par plusieurs institutions bancaires africaines en partenariat avec Ethiopian Airlines (20%), n'a reçu aucune aide gouvernementale. Elle reste toutefois résiliente malgré sa trésorerie durement affectée. « Jusqu'ici, nous avons pu maintenir notre personnel au complet sans compression des effectifs ou réduction des salaires. La taille de notre flotte - neuf avions - est également restée intacte. »


Au milieu de cette crise, la compagnie a opté la stabilisation des acquis. « Notre plan d'expansion pour 2020 a été suspendu, autant en matière de nouvelles lignes que d'acquisition d'avions. Nous consoliderons l'existant jusqu'à ce que nous sortions de la crise. »


Pour permettre à ASKY de renouer avec son trafic d'avant pandémie, Nowel Ngala estime que les gouvernements africains ont une grande partition à jouer. En plus de lever certaines barrières, il faudra éliminer les coûts additionnels imposés en raison du Covid-19, lesquels découragent les voyageurs. Plus globalement, « les pays africains devraient ouvrir leur ciel pour permettre aux compagnies aériennes de reprendre pleinement leurs opérations et jouer le rôle de catalyseur de la croissance économique. »

Il y voit d'ailleurs une opportunité à saisir avec le retrait les compagnies internationales de plusieurs lignes intra-africaines où elles bénéficiaient de la cinquième liberté de l'air. C'est le moment idéal pour booster la connectivité en accélérant l'effectivité du Marché Unique du Transport Aérien (MUTAA) et de Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEcaf), pense le directeur commercial d'ASKY.

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