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vendredi 05 juin 2020

Covid 19 : Perte de 1,32 million d’emplois…Voilà ce que risquent es six grandes nations aéronautiques d’Afrique

Les gouvernements africains doivent urgemment aider l’industrie du transport aérien, secteur vital pour les économies nationales. L’Association du transport aérien international (IATA) l’a encore rappelé le 3 avril 2020 alors que la pandémie de covid-19 continue d’affecter durement le secteur.

Dans son dernier scénario d’évaluation de l’impact financier de cette crise, l’IATA s’est intéressée aux six principales nations de l’aviation civile sur le continent à savoir l’Afrique du Sud, l’Egypte, l’Ethiopie, le Maroc, le Nigeria et le Kenya.

Dans son analyse, il en ressort que ces six pays enregistreront 35,9 millions de passagers en moins en 2020, ce qui correspond à une perte de revenus d’environ 6,85 milliards de dollars. Dans un tel scénario, leur PIB cumulé se verra priver de 12,55 milliards de dollars et 1,32 million de personnes pourraient perdre leurs emplois.

Pour limiter la saignée, il est vital que les gouvernements intensifient leurs efforts pour aider l’industrie, rappelle l’IATA. « Chaque emploi créé dans l’industrie aéronautique soutient 24 autres emplois dans l’ensemble de l’économie. Les gouvernements doivent reconnaître l’importance vitale de l’industrie du transport aérien et ce soutien est urgent » insiste-t-elle.

L’aide doit se faire maintenant …

Les compagnies aériennes africaines sont confrontées à une crise de liquidité. Les faillites constituent, dans ce cas, un risque à court terme.  L’institution évalue à 4 milliards de dollars les pertes de revenus des transporteurs du continent en 2020. « Les compagnies aériennes se battent pour leur survie […] Les restrictions de voyage et la demande qui s’évapore signifient que, hormis le fret, il n’y a presque pas de passagers. Si les gouvernements n’agissent pas maintenant, cette crise sera plus longue et plus douloureuse ».

Pour l’IATA, les Etats peuvent intervenir à  travers des soutiens financiers directs, des prêts ou garanties de prêts, et des allègements fiscaux. Elle salue les initiatives, en ce sens, prises par le Rwanda, l’Angola et le Cap Vert. Ce dernier a ordonné le report des paiements de location d’avions.  Au Ghana par exemple, le gouvernement a décidé du report de six mois de échéances de remboursement des emprunts bancaires par les compagnies du secteur de l’aviation civile.

En plus du soutien financier, l’IATA a appelé les régulateurs à soutenir l’industrie. Les priorités clés pour l’Afrique concernent notamment : les facilites opérationnelles pour assurer la continuité des opérations de fret aérien, la suppression des obstacles économiques (frais de survol, frais de stationnement et restrictions de créneaux horaires) pendant cette période, ainsi qu’un allègement financier sur les redevances et taxes aéroportuaires.

« Certains régulateurs prennent des mesures positives. Nous remercions le Ghana, le Maroc… et l'Afrique du Sud d'avoir accepté une dérogation pour toute la saison à la règle d'utilisation des créneaux horaires. Cela permettra aux compagnies aériennes et aux aéroports une plus grande flexibilité pour cette saison et une plus grande certitude pour l'été. Mais il reste encore beaucoup à faire sur le front réglementaire. Les gouvernements doivent reconnaître que nous sommes en crise », a déclaré Muhammad Albakri, vice-président régional de l’IATA pour l’Afrique et le Moyen Orient.


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