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vendredi 23 août 2019

Air Zimbabwe réclame le monopole sur le marché domestique

« Nous envisageons de revoir nos droits d'atterrissage pour tous les vols internationaux.  Alors que nous développons Harare (l'aéroport international Robert Gabriel Mugabe) pour en faire une plaque tournante, d'autres compagnies aériennes opèrent directement vers les chutes Victoria, et vers Bulawayo. Nous pensons que celles-ci devraient atterrir à Harare, pour nous permettre de transporter tous ces passagers à travers le Zimbabwe. Ce faisant, nous créerons effectivement notre propre hub.»

C’est en substance ce qu’il faut retenir de l’interview de l’administrateur provisoire adjoint d’Air Zimbabwe, parue dans The Sunday Mail. Selon Tonderayi Mukubvu, il faut mettre en place un cadre restrictif qui limiterait les compagnies aériennes étrangères desservant le Zimbabwe, à se poser uniquement à l’aéroport international d’Harare. Et au transporteur national de se déployer sur les lignes domestiques, particulièrement vers les chutes Victoria dont l’économie est basée sur le tourisme.

Tonderayi Mukubvu y voit une opportunité de revenus supplémentaires alors que la compagnie aérienne est embourbée par une dette de plus de 300 millions de dollars.

De manière globale, les villes secondaires du Zimbabwe représentent aujourd’hui 28,2% des vols internationaux hebdomadaires du pays. Un chiffre  davantage mis en valeur par les dessertes des chutes Victoria (37 vols par semaine ; soit 19,68%), et de la ville de Bulawayo (16 vols par semaine ; soit 8,51%). Le reste (135 vols par semaine ; 71,81%) revenant à la seule capitale politique Harare.  

La compagnie nationale zimbabwéenne étant endettée, et en manque d’aéronefs (Boeing 767-200, seul opérationnel et Embraer E145, récemment acquis), elle supporte mal la concurrence des autres compagnies africaines, à l’instar d’Air Namibia, South African Airways, Kenya Airways et Ethiopian Airlines, entre autres.

Sous administration provisoire depuis aout 2018, Air Zimbabwe attend désormais de conclure un accord avec le gouvernement pour la prise en charge de son énorme dette ainsi qu’à sa recapitalisation, laquelle lui permettra d’acquérir de nouveaux appareils. 

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