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mardi 17 septembre 2019

L’IATA revoit à la baisse de ses prévisions sur les profits de l’industrie aérienne mondiale en 2019

L’Association du transport aérien international (IATA) a annoncé une révision à la baisse de ses prévisions sur les profits de l’industrie aérienne mondiale en 2019, qui s’établiront à 28 milliards $ (plutôt que les 35,5 milliards $ prévus en décembre 2018). Il y a aussi diminution des bénéfices nets après impôts de 2018, que l’IATA évalue à 30 milliards $. La performance de l’industrie africaine s’améliore, mais lentement.

L’environnement d’affaires des compagnies aériennes s’est détérioré avec la hausse des prix du carburant et l’affaiblissement considérable du commerce international. En 2019, les coûts dans l’ensemble devraient augmenter de 7,4 %, dépassant l’augmentation de 6,5 % des recettes. Par conséquent, les marges nettes devraient se réduire à 3,2 % (plutôt que les 3,7 % de 2018). Le bénéfice par passager déclinera de façon semblable pour s’établir à 6,12 $ (plutôt que 6,85 $ en 2018).

« Cette année, les résultats de l’industrie aérienne seront écrits en noir pour une dixième année consécutive. Mais les marges s’amenuisent en raison de l’augmentation des coûts à tous les postes, y compris la main-d’œuvre, le carburant et les infrastructures. L’âpre concurrence parmi les compagnies aériennes empêche l’augmentation des rendements. L’affaiblissement du commerce mondial va probablement s’accentuer avec l’intensification de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Cela touche en premier lieu l’industrie du fret aérien, mais le trafic de passagers pourrait aussi être affecté par l’augmentation des tensions. Les compagnies aériennes vont quand même générer des bénéfices cette année, mais l’argent n’est pas facile à gagner », a commenté Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

 En 2019, le rendement du capital investi des compagnies aériennes devrait être de 7,4 % (en baisse par rapport au taux de 7,9 % de 2018). Bien que cela dépasse le coût du capital (évalué à 7,3 %), le coussin est extrêmement mince. De plus, le travail visant à répandre la résilience financière dans l’ensemble de l’industrie n’est qu’à demi effectué. En effet, il existe un écart majeur entre la rentabilité des compagnies aériennes d’Amérique du Nord, d’Europe et d’AsiePacifique et celles d’Afrique, d’Amérique latine et du Moyen-Orient.

« La bonne nouvelle, c’est que les compagnies aériennes ont rompu le cycle d’expansion et de contraction. Un ralentissement de l’environnement commercial n’a plus pour effet de plonger l’industrie dans une crise profonde. Mais dans les circonstances actuelles, la grande réussite de l’industrie, à savoir la création de valeur pour les investisseurs avec des niveaux de rentabilité normaux, est à risque. Les compagnies aériennes vont créer de la valeur pour les investisseurs en 2019, avec un rendement supérieur au coût du capital, mais de justesse », ajoute M. de Juniac.

Selon les prévisions de l’IATA, les transporteurs d’Afrique subiront des pertes de 0,1 milliard $ (comme en 2018), suivant la tendance faible pour une quatrième année. Chaque passager transporté coûte aux transporteurs 1,54 $, ce qui génère une marge nette négative de -1,0 %.

Les coefficients de charge au seuil de rentabilité sont relativement faibles, puisque les rendements sont un peu supérieurs à la moyenne et que les coûts sont moindres, explique l’IATA. Toutefois, peu de transporteurs dans la région sont en mesure d’atteindre les coefficients de charge appropriés. Ces coefficients étaient en moyenne les plus bas au monde en 2018, à 60,7 %. Dans l’ensemble, la performance de l’industrie s’améliore, mais lentement.

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