Ouganda : regain de trafic à l’aéroport international d’Entebbe

La pandémie de la Covid-19 a agressivement affecté l’économie du transport aérien. Plusieurs aéroports sont plongés dans une crise de liquidités faute de trafic. En Ouganda, la levée progressive des restrictions de voyage apparait comme un ouf de soulagement.

Si l’aéroport international d’Entebbe a subi un appauvrissement de son trafic dû à la pandémie de la Covid-19 en 2020, on constate toutefois un regain de l’activité depuis le début de l’année. A en croire le directeur général de l’aviation civile ougandais (UCAA), Fred Bamwesigye ( photo),  le principal aéroport international d’Ouganda voit depuis janvier 2021 une augmentation des mouvements d’avions commerciaux : en moyenne 48 par jour en janvier et en février pour un total de 2 838 mouvements.

S’exprimant en marge d’une visite des parlementaires le 16 mars, Il a fait savoir qu’avant la crise en 2019, la plateforme accueillait environ 89 avions par jour pour une moyenne annuelle de 32 798. Mais au fort de la crise sanitaire, l’an dernier, le trafic annuel a chuté du plus du double atteignant seulement 14 437 mouvements au 31 décembre 2020.

Pour 2021, le patron de l’aviation ougandaise base son optimiste sur la réouverture des frontières et l’allégement des restrictions de voyage. « Alors qu’au début (octobre-décembre 2020) nous autorisions qu’un seul vol par compagnie aérienne et par jour depuis janvier 2021, deux vols sont autorisés par compagnie aérienne et par jour et ceux qui ont du trafic ont même la possibilité d’augmenter la fréquence », affirme Fred Bamwesigye.
 
On s’attend donc une reprise continue du trafic dans les prochains mois. Et pour anticiper cela, le gouvernement alloué un budget de 149 milliards de shillings (  41 millions USD) pour l’exercice 2020/2021 pour les travaux d’expansion et la réhabilitation de la plateforme. A ce jour, la commission parlementaire sur les infrastructures s’est félicitée de l’achèvement des travaux de réhabilitation de la piste 17/35, de l’extension de l’aire de trafic numéro 1 et du système d’avitaillement en carburation d’aviation, entre autres. L’extension du terminal de passagers se poursuit tandis que la modernisation du balisage devrait intervenir dans la seconde phase.

Oli Ulrich

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