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jeudi 01 octobre 2020

Maroc : Les revenus de l’Office National des aéroports(ONDA) devraient chuter de 62% en 2020

Sans surprise, la fermeture du ciel marocain aura un énorme impact sur les finances de l’Office national des aéroports (Onda). C’est ce qui ressort de l’interview du directeur général de l'institution, publiée par Medias24 ce dimanche 26 juillet 2020. 

« Tenant compte d’une hypothèse de reprise progressive des vols internationaux à partir du mois de septembre 2020, le chiffre d’affaires de l’Onda devrait atteindre 1,8 milliards de Dirhams (192 millions de dollars, ndlr), contre une prévision initiale de 4,7 Mrds de Dirhams (502 millions de dollars, ndlr) ; soit une réduction de 62%. Ce niveau de recettes correspond à un niveau de trafic aérien similaire à celui de l’année 2005 », affirme Zouhair Mohammed El Aoufir.

Conséquence de cette baisse considérable de ses recettes, l’institution est contrainte de s’endetter davantage (sa dette en décembre 2019, était de 8,590 millions de dollars). 

« Cet endettement supplémentaire est nécessaire pour assurer notre mission comme le fonctionnement normal des aéroports, et également pour maintenir des délais de paiement raisonnables de nos fournisseurs, dans un contexte où une partie importante de nos clients (compagnies aériennes et concessionnaires) ont été fragilisés par la crise et ont des difficultés à honorer leurs dettes vis-à-vis de notre établissement », explique le DG.

D’ailleurs, l’institution qui gère 25 aéroports marocains,a mis sur pied une série de mesures de soutien à ses clients : report des échéances de paiement des factures, gel des redevances de stationnement des avions basés, révision du schéma des mesures incitatives pour les grands comptes, extension des durées des conventions à durée ferme, révision du minimum annuel garanti contractuel et annulation des redevances commerciales forfaitaires. 

Parallèlement, l’Office a réduit ses coûts à hauteur de 300 millions de dirhams (536 902 dollars) ; soit 25% du budget d’exploitation hors charges du personnel. Ce qui a entraîné l’arrêt ou la réduction des prestations externalisées au niveau de certains aéroports, la réduction drastique des frais généraux, et le report des recrutements du personnel prévu au budget initial. « Les engagements de nouveaux investissements non urgents ou non encore financés ont également été reportés », ajoute Mohammed El Aoufir.

Le Prince Fogue

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