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mercredi 17 juillet 2019

Sebastian Mikosz quitte les commandes de Kenya Airways mais satisfait des efforts réalisés

A la grande surprise de plus d’un, Sebastian Mikosz a annoncé sa démission à la tête de Kenya Airways, la compagnie nationale en difficultés dont il avait pris les rênes en juin 2017.L’ancien PDG de LOT Polish Airlines quittera ses fonctions le 31 décembre, soit cinq mois avant la fin de son contrat. Il se félicite cependant de la stratégie de redressement en cours.

En marge de l’assemblée générale annuelle de l’IATA à Séoul du 1er au 3 juin, Mikosz s’est dit ravi d’avoir relever plusieurs challenges avec Kenya Airways. « J’ai réussi à faire beaucoup dans cette entreprise, et probablement ce n’est pas encore la fin, car j'ai sept mois devant moi…Nous avons transformé l'ambiance générale chez Kenya Airways, d’une compagnie aérienne en difficulté à une compagnie aérienne en phase de relance ».

Avec une stratégie de réduction des couts et le développement de son réseau, Kenya Airways a augmenté ses revenus et réduit progressivement ses pertes. « Nous avons réussi à ramener la compagnie d’une perte historique de 247 millions de dollars en 2014 à 74 millions de dollars, seulement en 4 ans ». En 2018, Kenya Airways a réalisé une croissance de 8% de son   chiffre d’affaires qui s’est établi à 1,13 milliard de dollars dont 939 millions de dollars issus des recettes passagers.

L’année dernière, le transporteur kenyan a ouvert une nouvelle ligne long courrier vers New York aux Etats-Unis. « Lorsque je suis arrivé dans l'entreprise, ce projet semblait irréel… Eh bien, nous avons ouvert ! J'ai montré qu'un changement chez Kenya Airways est possible ». Depuis son arrivée, Kenya Airways a étendu ses ailes vers l’Ile Maurice, la Somalie et le Gabon. « C'est quelque chose que j'ai réussi. Mais j'ai vraiment payé un prix personnel énorme pour cela ».

Dans la perspective de nouveaux marchés, la compagnie a sollicité le retour de certains de ses gros porteurs. Elle a récemment repris deux de ses Boeing 787 exploités par Oman Air mais le PDG a annoncé que la compagnie continuera, pour l’instant, à louer ses trois Boeing 777 à Turkish Airlines. « [Ces avions] sont trop gros pour nous », a-t-il expliqué.

Kenya Airways travaille également à un plan d’acquisition de nouveaux d’appareils. « Nous discutons du plan avec le conseil d'administration et nous annoncerons la décision une fois que nous aurons finalisé la discussion ». Dans une interview à Bloomberg en avril dernier, le patron de Kenya Airways se disait « sérieusement intéressé » par l’Airbus A220 qui pourra être un bel atout dans la concurrence sous-régionale. « Si le constructeur nous fait une bonne offre sur le prix et les conditions de livraison et de formation, nous l’adopterons ». Il rassurait aussi que Kenya Airways restait un « client satisfait et fidèle » de Boeing. Le 737 max s’inscrit d’ailleurs dans le plan de croissance de la compagnie. « Nous sommes l'un des clients potentiels de cet avion », déclarait Mikosz. « Je ne perds pas confiance en eux ».

 

Pour mieux consolider son hub de Nairobi et faire face à la concurrence, Sebastian Mikosz maintient que la prise de contrôle de l’aéroport international de Jomo Kenyatta reste essentielle dans le plan stratégique de croissance du transporteur.  « Si ce projet de prise de contrôle de l’aéroport était achevé, Kenya Airways aurait une structure financière plus solide et un nouvel objectif :ne pas verser de dividendes, mais favoriser la croissance économique et promouvoir le Kenya ».

 La commission des transports du Parlement kenyan est en train d’évaluer la proposition de partenariat public-privé. Kenya Airways propose, en effet, de créer un fonds commun de créances (FCC) spécifiquement dédié à l’exploitation, la gestion et le développement de JKIA pour une période de concession de 30 ans. Contrairement à ce qui a été allégé par la presse, « La proposition a été acceptée et le parlement en débat », a-t-il déclaré. « La commission des transports du Parlement a étudié les scénarios possibles de la mise en place de KQ et de l’aéroport. Et nous devons attendre que la commission émette ses recommandations ».

Pour les six derniers mois restants, Sebastian Mikosz veut poursuivre ses efforts avec la même détermination. « Je suis pleinement convaincu que KQ est sur la bonne pente de redressement. Vous remarquerez la confirmation de cela dans les prochaines semaines à travers les annonces de bonnes nouvelles concernant nos développements futurs ».

Parlant de son avenir, Sebastian Mikosz n’est pas près de raccrocher. « Je suis passionné par le secteur de l'aviation et je veux rester dans le secteur ». Il pense cependant à écrire un second livre après celui sur le fonctionnement des nouvelles compagnies aériennes « Il y a un pilote chez nous », publié en juillet 2011.

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