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mercredi 12 août 2020

Royal Air Maroc envisage la suppression de 30% de ses effectifs et la cession de 20 avions

Les détails du plan de redressement de Royal Air Maroc (RAM) se dévoilent peu à peu alors que la crise sanitaire du Covid-19 a asséché sa trésorerie. Selon la presse marocaine, qui se réfère au comité d’entreprise tenu jeudi 2 juillet 2020, la compagnie nationale devrait se séparer de 858 employés. Dans les détails, il s’agit de 180 pilotes, 500 hôtesses et stewards, et des employés au sol de sa filiale Atlas Multi Services. Dans une première phase, un appel à départ volontaire sera lancé en direction des plus de 57 ans, avec 15 ans d'ancienneté.

Cette cure d’austérité, a-t-on appris,  est l’une des conditions exigées par le gouvernement pour un éventuel soutien étatique qui sera dévoilé lors de la Loi de Finances rectificative 2020. 

En plus de supprimer moins près de 30% de ses effectifs, RAM dont la flotte comprend près de 60 avions, envisagerait la vente ou la location de  20 appareils dont 4 Embraer, 4 Dreamliner 787 et 12 Boeing737.

ll serait aussi prévu la fermeture provisoire de ses routes à destination de Libreville, Malabo, Le Caire, Luanda, N’Djamena, Amman, Ryad, Jeddah, Beyrouth, Doha, Boston, Sao Paulo, Miami, Rio de Janeiro, Pékin, Londres, Manchester, Munich, Berlin, Porto, Zurich, Vienne, Stockholm, Athènes, Istanbul, Antalya et Copenhague.

Mais du côté des travailleurs, on affirme qu’il n’y a jamais eu de comité d’entreprise. « Contrairement à ce qui a été dit, malgré l’invitation de la direction, notre syndicat a refusé d’assister au comité d’entreprise qui a eu lieu jeudi 2 juillet, car les conditions n’étaient pas requises en termes de partage d’information », confie Allal Baba Lahcen, un représentant de la Fédération nationale du transport aérien (FNTA), affilié à l’Union marocaine du travail (UMT). Selon Challenge.ma, un autre comité d’entreprise a été programmé à cette semaine, en espérant cette fois la participation des représentants des travailleurs.

Cloué au sol depuis le 13 mars dernier, le fleuron national ne devrait pas relancer ses opérations avant au moins le 10 juillet prochain. Les pertes en chiffre d’affaires du transporteur s’élèvent à 50 millions de dirhams (5 millions de dollars) par jour.  Selon le PDG Abdelhamid Addou, l’impact de cette crise sera « long et douloureux ». Pour retrouver un rythme normal, il estime que son entreprise aura besoin d’une reprise étalée sur une période minimale de 36 mois.

Le Prince Fogue

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