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lundi 13 juillet 2020

IATA, AASA, BARSA demandent au gouvernement sud-africain de soutenir financièrement l'aviation

L'Association du transport aérien international (IATA), l'Association des compagnies aériennes d'Afrique australe (AASA) et le Board of Airline Representatives of South Africa (BARSA) tirent la sonnette d’alarme. Dans un communiqué conjoint publié ce 27 mai,  les trois organisations ont appelé le gouvernement sud-africain à soutenir urgemment le secteur de l'aviation frappé de plein fouet par le Covid-19.  

Selon l'IATA les revenus générés par les compagnies aériennes sur le marché sud-africain vont chuter de 3 milliards de dollars (environ 55 milliards de ZAR) en 2020, soit 56 % en dessous des niveaux de 2019. Cela mettrait en danger 252 100 emplois sud-africains et 5,1 milliards de dollars (environ 93 milliards de ZAR) de contribution au  PIB de l'Afrique du Sud, qui sont générés directement par l'aviation et le tourisme.

Pour soutenir le transport aérien, les autorités sud-africaines ont suspendu temporairement les règles d'utilisation des créneaux horaires dans les aéroports et prolongé la validité des licences et des certifications du personnel. Un soutien financier urgent du gouvernement est toutefois nécessaire selon les trois organisations qui estiment que ce secteur est un principal moteur de croissance et de création d'emplois. 

« L'aviation est vitale pour relier les marchés et faire circuler les personnes et les marchandises entre eux. Il ne s'agit pas d'une complaisance pour les riches, mais d'un catalyseur de la richesse économique pour tous. Sans un secteur du transport aérien viable, la reprise sera longue et douloureuse » a déclaré Muhammad Albakri, vice-président régional de l'IATA pour l'Afrique et le Moyen-Orient. «  L'économie sud-africaine avait déjà ralenti avant la crise, avec un taux de chômage record. Il est essentiel de soutenir pleinement l'aviation dès maintenant si l'on veut que l'économie se développe à un rythme qui changera positivement la vie de ses citoyens.»

Pour les trois institutions,  les instruments de secours spécifiques à l'aviation dont dispose le gouvernement comprennent: Le soutien financier direct aux compagnies ; les allègements financiers sur les redevances, taxes aéroportuaires et fournitures des services de la navigation aérienne ; les réductions, exonérations et reports des taxes légales et des droits d'usage imposés sur les vols et les billets des passagers.

« Alors que le gouvernement sud-africain annonce l'assouplissement du verrouillage du niveau 4 au niveau 3, il est important de s'assurer que l'aviation est bien positionnée pour pouvoir fournir des services aériens afin de soutenir les entreprises et les voyageurs alors que l'économie continue de s'ouvrir », a déclaré Chris Zweigenthal, PDG de l'AASA .

Les trois organisations reconnaissent que les concessions et le soutien demandés deviendront encore plus critiques au moment du redémarrage de l'aviation. Selon elles, il y aura une pression sur les réserves de trésorerie épuisées pour financer les opérations.

«  Il est essentiel que des mesures urgentes soient prises maintenant pour soutenir les compagnies aériennes et l'industrie dans son ensemble en ces temps difficiles.  Nous devons tous travailler ensemble pour minimiser l'impact en créant une plateforme pour se remettre des dommages sans précédent infligés aux transporteurs aériens internationaux, y compris South African Airlines. Agir trop lentement entraînerai une sérieuse entrave à la reprise économique post-pandémique en raison de la disponibilité réduite du transport aérien tant pour les passagers que pour  le fret », a déclaré Zuks Ramasia, PDG de BARSA.

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