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mercredi 05 août 2020

Air Burkina en négociations très avancées avec un investisseur américain pour accélérer sa relance

Air Burkina veut accélère son plan de relance. La compagnie aérienne scrute actuellement la piste d’un opérateur privé américain pour tenter de renflouer son capital. 

C’est son directeur général Blaise SANOU qui en a fait l’annonce lors d’un entretien accordé à l’hebdomadaire Jeune Afrique le 30 avril 2020. L’opérateur américain en question porte le nom de African Global Development.

 Selon le patron d’Air Burkina, «les négociations sont très avancées avec African Global Development pour la reprise partielle de la compagnie. On devait signer l’accord, mais ce processus a été arrêté par l’épidémie de Covid-19.» 

Si les négociations aboutissent, sa dette estimée à 23 millions de dollars sera apurée. Le repreneur s’engage également à renforcer la flotte de la compagnie avec l’apport de de nouveaux avions, dont un Airbus 220, dans un délai de 60 à 90 jours. « Avec ce partenariat, notre réseau actuel de trois appareils va croître considérablement, autour de douze avions, avec l’arrivée d’Airbus et de turbopropulseurs » a déclaré le Blaise SANOU. 

Air Burkina n’est pas à sa première expérience d’ouverture de capital aux investisseurs privés. Fondée en 1967, elle a été partiellement privatisée en 2001. L’Etat avait transféré 56% de ses actions au Fonds ismaélite Aga Khan pour le développement économique ( AKFED).Cependant, la détérioration de la situation financière d’Air Burkina a contraint l’investisseur privé à se retirer. Ceci après la signature le 11 mai 2017, d’un contrat de cession de ses parts à l’Etat burkinabè. Aux dires de Mahmoud RAJAN, le représentant d’AKFED, il s’agissait d’un choix stratégique et volontaire du groupe,  qui voulait réorienter ses activités vers  d’autres secteurs.

 

Actuellement, Air Burkina tout comme d’autres compagnies, fait face à d’énormes difficultés financières en raison de la pandémie de Covid-19.  Dans une lettre circulaire, datée du 17 avril, à l’attention du personnel, le directeur général émettait des doutes quant à la capacité à payer les salaires au-delà de deux mois alors que ses opérations sont suspendues depuis le 29 mars 2020 suite à la décision du gouvernement de fermer les frontières.

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