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samedi 15 août 2020

Air Burkina : « Il n’est pas certain que les salaires puissent être payés au-delà de deux mois » Blaise Sanou

 

Le Covid 19 met en péril la trésorerie d’Air Burkina qui ne peut plus faire face aux « charges fixes très élevées ». A l’arrêt depuis le 29 mars 2020 suite à la décision du gouvernement de fermer les frontières, le transporteur invite son personnel à faire des sacrifices en vue de sauver la compagnie.



Dans une lettre circulaire, datée du 17 avril, à l’attention du personnel, le directeur général Blaise Sanou ( photo), a fait un état des lieux de la compagnie qui se trouve désormais en crise de liquidités.

 

«  Le mois de Mars,  qui s’avérait aussi promoteur que les deux premiers selon les prévisions a malheureusement connu un retour de situation » regrette Blaise Sanou. La compagnie a en effet enregistré une baisse drastique du trafic ( -51% en glissement annuel) à partir de la confirmation des premiers cas de Covid-19 dans le pays, le 9 mars.

 

Assez pessimiste, le patron d’Air Burkina table sur une reprise timide du trafic à partir de juillet, conformément aux prévisions de l’IATA. « Aucun vol commercial n’est prévu entre Avril et Juin. De plus, les ouvertures de lignes sur Libreville et Abuja prévues pendant cette période sont reportées à des dates ultérieures. »

 

Se fondant sur les recommandations du conseil d’administration du 9 avril, des négociations ont été ouvertes avec le personnel. « J’invite tout un chacun pour que nous voyons ensemble ce qui peut être fait […] il devient impératif pour nous de prendre des décisions allant dans le sens de la réduction des charges fixes et particulièrement au niveau des salaires. »

 

 Pour Blaise Sanou, il s’agit d’une crise exceptionnelle qui n’épargne aucune compagnie aérienne dans le monde. «  Si aucune  action n’est entreprise à notre niveau,  il  n’est pas certain que les salaires puissent être payés au-delà de deux mois. »

 

La tension financière est d’autant plus importante que l’arrêt des opérations a engendré   des remboursements de billets.  En dépit des mesures prises « elles ne peuvent à elles assurer la survie de la compagnie » avoue-t-il. 

 

En attendant les résultats des rencontres sectorielles avec les délégués du personnel, le directeur d’Air Burkina a salué la décision raisonnable prise des expatriés de l’entreprise.« Ceux qui sont en familles dans leurs pays respectifs pour raisons de repos ont accepté la suspension de leur contrat. Les personnels expatriés bloqués au Burkina après la fermeture de l’espace aérien ont accepté de renoncer à leur salaire. Seule la pension de 50 euros journaliers leur est versée (1500 euros par mois). Ce qui fait une réduction de 100% pour les uns et en moyenne 75% pour les autres.  Ces gestes sont à saluer de la part des personnes qui n’ont aucun lien d’attache avec notre pays. »

 

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