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lundi 06 avril 2020

Près de 2200 routes sont opérées sans concurrence en Afrique, Ethiopian Airlines domine (Etude)

Voila qui donne un aperçu de l’impact restrictif des accords bilatéraux en matière de transports aériens entre les Etats africains.

Selon une étude réalisée par Predictive Mobility, à partir des données de l’année 2019, et publiée cette mi-février, environ 4400 routes commerciales ont été opérées l’année dernière. Celles-ci inclues les liaisons intra-africaines et les itinéraires vers et au départ de l’Afrique.

Parmi celles-ci, 50.3 % des routes ( soit environ 2213 dessertes)  ont été opérées en monopole contre 49.7%, qui sont des liaisons en concurrence, révèle le fournisseur de données et outils de développement commercial pour les compagnies aériennes, basé en France.

Sans surprise, Ethiopian Airlines dessert le plus de routes en monopole avec un de déploiement sur 194 itinéraires sans concurrence. La plus grande compagnie du continent est suivie par Air Algérie (165), Royal Air Maroc (132), South African Airways (95) et Kenya Airways (69).

Autre constat de cette étude, les trois premières compagnies de ce classement ont un ratio d’environ 2,4 de routes en monopole par rapport à celles en concurrence.  Concrètement, elles misent davantage sur les routes sans concurrence pour mieux tirer profit du monopole. South African Airways (SAA) a un ratio de 1,28, contre 1,17 pour Kenya Airways (KQ).

Pour le président-directeur général de Predictive Mobility, « il y a une corrélation forte entre le nombre de routes en monopole et la rentabilité ». La preuve : « les problèmes de KQ et de SAA sont aussi lié au choix des routes et de la construction de réseau. Car là où leurs concurrents opèrent deux routes en monopole pour une route en concurrence, ils en sont presque à l’égalité », soutient Christophe Ritter.

Si on compare la recette unitaire (passager au kilomètre), une route en monopole dégage une recette supplémentaire de 11% par rapport à une route en concurrence. En Afrique, l’écart de prix entre une route en monopole et une route en concurrence est de 5% en moyenne.

« Cette différence minime s’explique par deux raisons : tout d’abord, le prix moyen au kilomètre transporté est plus élevé par rapport à d’autres régions ; donc l’écart en pourcentage reflète un écart tarifaire brut relativement élevé. L’absence de compagnies à bas coût, et le fait que la plupart des routes en concurrence sont avec seulement deux opérateurs, ayant des fréquences peu élevées, limite aussi la compétition tarifaire », explique Christophe Ritter.

Le trafic aérien en Afrique devrait doubler tous les 15 ans. On estime donc que la mise en œuvre rapide du Marché Unique du Transport Aérien (MUTAA), lancé en janvier 2018, favorisera plus de compétition sur les lignes existantes, l’ouverture de nouvelles routes secondaires, l’amélioration de la qualité des services, le tourisme et le commerce. Et au final cette libéralisation du ciel africain contribuera à faire baisser les prix des billets d’avions qui restent les plus élevés dans le monde. À ce jour, seulement 28 pays ont adhéré au MUTAA. Parmi ceux-ci, 18 pays ont déjà signé le protocole d’application.

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