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mercredi 15 juillet 2020

Jasmin Airways : Le PDG Ali Ben Amara dévoile les ambitions du nouveau-venu dans le ciel tunisien

Jasmin Airways peut enfin voler de ses propres ailes. La nouvelle compagnie privée tunisienne a reçu son certificat de transport aérien le jeudi 5 décembre 2019. Son Président directeur général, Ali Ben Amara dévoile ses ambitions.

Le projet de lancement de Jasmin Airways, initié depuis 2013, avait été mis en suspend dans un contexte politique d’après-révolution pas très favorable. « Aujourd’hui on retrouve une Tunisie plus stable et donc les lendemains augure de meilleures perspectives » soutient Ali Ben Amara.

Pour le démarrage des opérations, Jasmin Airways a réceptionné deux Embraer E170 de 76 sièges en full economy en juin et aout dernier. Ceux-ci sont actuellement déployés en wet-leasing chez Tunisair Express. « Nous avons transporté près de 5000 passagers en presqu’un mois de location ».

D’après le plan de croissance de la flotte, le transporteur disposera d’une flotte exclusive Embraer, en configuration charter. « Ceux sont des avions fiables et flexibles ». Jasmin Airways attend deux Embraer E195 l’année prochaine. « Nous mettrons ensuite un nouvel avion chaque année et au bout de la cinquième, conformément à notre plan d’affaires, nous introduirons des E-jet E2 de 145 sièges ».

Depuis son hub principal d’Enfidha-Hammamet, la compagnie vise le réseau de la basse Méditerranée, l’Europe de l’Ouest, centrale et l’Est notamment l’Italie, la Moldavie, la Roumanie et la Hongrie. « Notre stratégie s’oriente essentiellement vers les aéroports secondaires ».

Elle attend désormais son autorisation TCO (Third Country Operators) de l'EASA, «  ce qui interviendra d’ici la fin de l’année », afin de débuter les vols vers l’Europe au premier trimestre 2020.

Ali Ben Amara mise aussi sur le hub secondaire de l'aéroport international de Djerba-Zarzis. Cette ile est en effet « un pôle touristique important et générateur de croissance économique pour la Tunisie ».

Loin d’être un concurrent, il veut positionner Jasmin Airways comme une offre complémentaire à Tunisair, Nouvelair ou encore Sfax. « Nous sommes tous les fleurons de l’aviation tunisienne ». Il continue d’ailleurs à prospecter afin de nouer des partenariats pour assurer « une meilleure stabilité des opérations ».

Jasmin Airways ne doit pas échouer, pense Ali Ben Amara, lui-même pilote de formation. La compagnie entend surtout être la vitrine des formations pointues qu’offrent l’Ecole supérieure privée de l'aéronautique et des technologies (ESAT) et d’Airlines Flight Academy,   dont il est également le président. Ouvert depuis 1998, cette académie a déjà produit plus de 600 mécaniciens d’avions et 500 pilotes, une main d’œuvre qui s’exporte à travers le monde. « La plupart des pilotes et ingénieurs d’avions de Jasmin Airways sont les produits de nos écoles. »

Airlines Flight Academy est agrée pour faire des maintenances légères sur les avions Embraer. « Nous espérons obtenir les agréments Part 145 d’ici les prochains mois » affirme-t-il, lui qui rêve grand. « Nous sommes également en négociation avec Embraer pour l’acquisition  d’un full-flight simulator et l’ouverture d’un centre de Heavy Maintenance ». Le site de Tabarka, au nord-ouest de la Tunisie, à  près de 190km de Tunis, a été retenu pour abriter ce centre.

 

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