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lundi 22 juillet 2019

Air Tanzania : Un deuxième Dreamliner et les premiers lignes intercontinentales cette année

Air Tanzania, a entamé depuis octobre 2016 un plan quinquennal de relance, qui prévoit l’augmentation progressive de son réseau et la modernisation de sa flotte. En dépit des challenges opérationnelles, la compagnie 100% étatique est résolue à devenir un transporteur de premier rang en Afrique. Rencontre avec Ladislaus Matindi ,CEO d’Air Tanzania.

Ladislaus Matindi  a pris les commandes d’Air Tanzania en septembre 2016. A ce moment, la compagnie comptait trois appareils dont deux avions Bombardier Q400 et un Q300.

Trois ans plus tard, il se félicite de la croissance de la flotte qui a doublé En décembre 2018,   Air Tanzania a pris livraison de son premier Airbus A220-300, devenant au passage, la première compagnie africaine à exploiter cet appareil. « Notre flotte a grandi et elle compte à ce jour trois  Q400, deux  Airbus A220-300 et un Boeing 787-8 ».

Ladislaus Matindi indique que la modernisation de la flotte va se poursuivre afin de s’arrimer au réseau en expansion. « Nous recevrons le second Dreamliner 787 en novembre ainsi que le quatrième Q400. Nous prévoyons d’ici 2022, deux Airbus A220-300 supplémentaires   et probablement deux autres   Q400».

C’est principalement sur le réseau domestique qu’Air Tanzania fait l’essentiel de son chiffre d’affaires. Ici, elle dessert onze destinations. « Le réseau interne représente 90% de notre capacité. En octobre 2016, nous avions moins de 5% des parts du marché domestique en Tanzanie mais cette proportion a considérablement augmenté pour atteindre aujourd’hui 40% des parts de marché ».

Si Air Tanzania a le vent en poupe sur le réseau intérieur, c’est qu’elle peut compter sur le secteur de tourisme. La Tanzanie accueille plus de 1.2 millions de visiteurs internationaux chaque année. « Le tourisme est un des piliers de notre business. Nous travaillons main dans main dans la main avec les tours opérateurs et l’office national du tourisme pour mieux vendre le potentiel touristique de la Tanzanie ».

 

Sur les lignes internes, la compagnie tire aussi profit des parts de marché, délaissées par la low cost Fastjet qui a cessé ses activités dans le pays en décembre 2018. Le directeur général   dément, au passage, les rumeurs qui allègent qu’Air Tanzania a été de convivence avec l’Etat pour l’éjection de Fastjet. « Nous ne sommes aucunement impliqués dans le retrait de FastJet. Nous sommes un fournisseur de service au même titre qu’eux. Personnellement, je pense que le modèle low-cost n’est pas adapté pour l’Afrique à cause de l’étroitesse du marché ».

Avec une flotte renforcée, Air Tanzania renoue progressivement avec les destinations régionales. En 2018, elle a relancé ses lignes vers Entebbe en Ouganda et Bujumbura au Burundi. En février dernier, elle a également repris ses vols vers Harare au Zimbabwe et Lusaka en Zambie. La compagnie projette Johannesburg en Afrique du Sud, le mois prochain ainsi que Nairobi, courant de cette année.

La compagnie nationale de Tanzanie lorgne en outre le marché de l’Afrique centrale et de l’Ouest mais, Ladislaus Matindi pense que cela doit se faire de façon méthodique. « Nous projetons l’ouverture prochaine d’une route vers la RDC. Nous visons aussi le Ghana et le Nigeria cependant, nous priorisons une stratégie d’expansion progressive ».

Sur le long courrier, « nous croyons que d’ici  juin 2019, les routes vers la Chine et l’Inde seront lancées » dévoile-t-il soulignant que le report de ces routes annoncées depuis l’année dernière étaient « essentiellement liées aux  conditions du régulateur ».

Les dessertes de Dubaï aux Émirats arabes unis, Mascate à Oman et Londres au Royaume-Uni sont également inscrites dans sa stratégie horizon 2022.

Pour une meilleure efficacité sur ces marchés internationaux, Air Tanzania s’attèle à  conclure des accords interligne et de partage de codes. « Nous avons des discussions en cours avec des compagnies en Chine, en Inde et en Afrique du Sud ».

En dépit des efforts consentis, les taxes restent des facteurs contraignants aux opérations d’Air Tanzania. « Aujourd’hui  le transport aérien est un mode qui sert à nos besoins. Il ne s’agit plus d’un mode de transport réservé à une certaine élite. La démographie de ma clientèle montre que plusieurs classes de personnes se déplacent désormais par les airs…Les taxes ne devraient plus être aussi onéreux » affirme-t-il, déplorant aussi les  coûts  élevés du carburant en Afrique.

Vaste marché de 55 millions d’habitants, la Tanzanie n’a pas encore adhéré au Marché Unique du Transport Aérien (MUTAA) lancé en janvier 2018 et dont 28 états sont déjà signataires. Reconnaissant des retombées socio-économiques, d’un ciel africain intégré, Ladislaus Matindi reste toute de même prudent. « Nous devons faire attention avec sa mise en œuvre. La Tanzanie ne veut pas y entrer par formalisme. Il s’agit plutôt de bien s’approprier les contours de la chose. Peut-être serons-nous parmi la cible des 40 états signataires que visent la commission de l’union africaine d’ici 2020 ».

 

 

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